Rencontre avec Jean-Marc Roulot, le comédien vigneron aux deux passions

 L’amour c’est comme le vin, faut du temps.  

(Citation extraite du film Ce qui nous lie, de Cédric Klapisch, sorti en salle le 14 juin)

ce qui nous lie

Pour Jean-Marc Roulot, issu d’une lignée de vignerons à Meursault, il aura aussi fallu du temps pour lier deux passions a priori incompatibles. D’abord attiré par le métier de comédien, il quitte sa famille à l’âge de 21 ans pour se consacrer à 100% à sa carrière d’artiste. Rattrapé par ses origines bourguignonnes, il se décide à perpétuer l’héritage de ses six générations de vignerons et reprend l’exploitation de son père. Depuis, Jean-Marc maintient un équilibre rare : un pied dans les ceps, un pied sur scène, avec la même exigence de qualité, la même patience, le même respect du public, le même bonheur. Laurent Weil est parti sur les terres de cet homme aux deux visages.

ce qui nous lie

Le dernier film de Cédric Klapisch est une véritable ode à cette région viticole aux 83 appellations d’origine contrôlées dont 33 grands crus. Le réalisateur de L’Auberge Espagnole et du Péril jeune revient dans son dernier film sur des thèmes qui lui sont chers : la famille, la jeunesse, l’émancipation et le voyage. Un peu à l’image du parcours de Jean-Marc qui a dû partir pour mieux revenir, Ce qui nous lie est un film en temps réel, où les saisons se succèdent et où le temps nous transporte au cœur des vallons du Tesson.

Je suis content que ce soit Cédric qui ait fait le film, car je connais son travail de documentation en amont. Et je ne voulais pas jouer un vigneron dans un film où il y ait beaucoup d’âneries racontées sur le métier.
ce qui nous lie

Fin de journée. Alors que le crépuscule rougit paisiblement sur les vignes de Jean-Marc, Laurent Weil choisit d’accompagner l’acteur au cœur de l’effervescence des Champs-Elysées et des crépitements des flashs, pour l’avant-première du film…