Entre les mains de Jean-Marc Samanos, kiné-ostéo du Stade Français Paris

Quand on évoque le rugby, devenu depuis peu sport préféré des Français, on pense souvent aux « tampons » et autres plaquages accompagnés de leur cohorte de ligaments croisés, fractures et entorses.

Cédric Heymans nous emmène de l’autre côté du miroir, à la rencontre d’un professionnel indispensable dans l’univers du rugby professionnel mais qui officie pourtant loin du feu des projecteurs. Jean-Marc Samanos, kiné-ostéo du Stade Français Paris (SFP) nous ouvre les portes de cette profession

Cedric et Jean-Marc

Le quotidien de Jean-Marc Samanos se partage entre le SFP où, le matin il « retape » les joueurs convalescents tandis que l’après-midi il officie dans son cabinet pour « reprendre la main sur des patients normaux ». Cet adjectif amuse Cédric Heymans mais le kiné-ostéopathe fait remarquer en souriant que la majorité écrasante de la population n’a pas vraiment un physique de rugbyman !

En pratique

Interrogé sur la professionnalisation du rugby et les exigences accrues qui pèsent sur les joueurs, il admet que cela participe à la multiplication des blessures. L’amélioration de leur préparation physique donne lieu à plus de poids, donc plus de vitesse et plus de violence

c’est le corps qui amène ses limites

Jean-Marc Samanos travaille en concertation avec le kinésithérapeute et le médecin du club, un trio très complémentaire. C’est en début et en fin de semaine qu’ils examinent puis se prononcent ensemble sur l’état des joueurs convalescents. Ils sont d’ailleurs les seuls à décider de l’aptitude d’un joueur à retourner sur le terrain, quoiqu’en disent les principaux concernés.

Rencontre

Le kiné-ostéopathe joue aussi un rôle de « confident » précieux pour l’équipe. Il est celui qui, de la prise en charge sur le terrain jusqu’au rétablissement complet va écouter, rassurer et apaiser la douleur du joueur, aussi bien physique que morale. Il avoue lui-même ressentir de la peine lorsqu’il assiste au désarroi d’un joueur qui se sait immobilisé pour plusieurs mois.

L’interview touchant à sa fin, comme Cédric Heymans on pourrait penser « En gros, toi tu es le magicien qui remet tout ça en ordre ». À cela le kiné-ostéopathe répond « il faut rester humble, il n’y en a pas un plus important que l’autre ». Une belle leçon d’esprit sportif !  

En pratique